Je me souviens de parole d'un responsable administratif de la région parisienne mécontent de mon départ dans le Morvan qui m'a dit "tu pars, mais là bas, tu vas finir dans une misère noire !".
J'avais pensé qu'il était furieux de ne plus m'avoir comme fournisseur de services vu qu'à l'époque tout se passait bien pour moi dans le Morvan.
Mais les gendarmes de Lormes m'avaient aussi dit "ici, il y a beaucoup de choses qui ne vont pas".
Et lors de l'achat de la maison, le notaire m'avait dit "avez-vous pensé à ce que vous feriez ici tout seul si vous n'aviez plus d'argent ?"
J'avais gardé en mémoire ces phrases mais à l'époque, mon revenu était suffisant dans le village.
Cela montre que ma situation était prévisible pour ceux qui détenaient l'information et qu'ils me laisseraient tomber. La première année, je me sentais entouré et soutenu par des gens du village qui agissaient avec dynamisme. Le Maire était un député actif qui est devenu ministre par la suite "Christian Paul".
Maintenant qu'il a pris du recul, tout est tombé et je me retrouve piégé.
Je comprends maintenant l'extrême vulnérabilité d'un village rural exposé à tous les changements locaux.
Depuis, d'autres gens viennent se faire piéger comme moi (même des natifs du pays) alors qu'actuellement les conditions sont déplorables et que, personnellement, je ne serais pas venu.
Oui, vraiment, il faut raser ces villages pour éviter que des gens viennent ainsi au "casse-pipes".
Il y a beaucoup trop d'ignorants des réalités (même les journalistes) qui vantent les mérites de la vie dans les villages. Cela en arrange certains. Je m'en rends compte ici. Mais c'est la destruction et la mort pour d'autres.
La France nous laisse crever.
Ce sont des hypocrites et des criminels.
message écrit le 1/2/2008
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